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Réveil janvier 2015

La voici enfin, cette période des bonnes résolutions !
Vous les avez sans doute déjà prises, le soir du 31 décembre ou peut-être, fatigués des excès de la veille, au matin du 1er janvier ! Pour ma part, je ne compte plus le nombre de fois où je me suis dit qu'il fallait que je reprenne le sport, organise mieux ma vie et mon temps pour être plus disponible pour moi-même ou mes proches, qu'il fallait que je me décide enfin à lire la Dogmatique de Barth ou La recherche du temps perdu de Proust qui dorment dans ma bibliothèque, côte à côte depuis des années… en un mot, je ne compte plus le nombre de fois, où j'étais bien résolu à faire quelque chose le 1er, mais avait perdu toute résolution dès le 2 au matin !
Notre société s'accommode fort bien de cette idée des bonnes résolutions du début de l'année. Injonctions silencieuses et pernicieuses véhiculées par l'image lisse d'une réussite dans tous les domaines à travers le langage publicitaire. Vous êtes invités à réussir professionnellement, familialement, personnellement ; dans le domaine de votre santé et de votre sexualité, vous devez être performant. Alors, oui, vous avez tout intérêt à prendre des résolutions si vous voulez tenir ce programme d'une réussite qui n'accepte ni l'échec, ni le retard !
Pourquoi ne pas, pourtant, retourner le sens de ce mot de résolution ? Si nous sommes poussés à l'entendre dans le sens de l'expression être résolu à, nous pouvons tout à fait l'entendre à l'inverse dans le sens de résoudre quelque chose… Une nouvelle année peut en effet être l'occasion de tenter de résoudre les choses : les conflits et les tensions dans lesquels nous sommes englués, les silences et les non-dits que nous portons, les mots au contraire que nous avons prononcés trop haut, les situations, dans nos vies, dans nos familles, en Eglise, dont nous voudrions sortir parce que nous ne nous y sentons pas à l'aise… Dans ce sens-là, n'hésitez pas à faire de l'année 2015, une année pleine de bonnes résolutions !