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Réveil février 2015

Allah ouakbar ! « Dieu est grand ! »
Ce cri je l’ai entendu retentir comme beaucoup sur les ondes de ma radio le 7 janvier dernier. Dans le moment de choc de la fusillade dans les locaux de Charlie hebdo, l’antenne radiophonique retransmettait en boucle les brides d’information disponibles, y compris ce fragment de vidéo filmant le départ des assassins des lieux mêmes.
Dans l’effroi de ce moment, face à ce déferlement de violence, plongé dans l’horreur de la brutalité, ma pensée en entendant ce cri de guerre a d’abord été « ton Dieu est petit ! » Oui, il est petit ce Dieu dont tu te réclames qui as besoin de ta violence pour être défendu du rire des hommes ! Oui, il est petit ce Dieu que tu penses défendre en niant le chef d’œuvre de sa Création : l’être humain ! Oui, il est petit ce Dieu qui ne peut te donner la force de résister à tes plus basses pulsions !
Et mon Dieu ? Mon Dieu s’est révélé dans la faiblesse et la fragilité. Fragilité d’une naissance dans la crèche d’une étable retirée. Fragilité d’un nouveau-né dans la dépendance des bras de ses parents. Faiblesse du témoignage d’une vie qui ne vaut que portée par l’amour du prochain. Faiblesse d’un témoignage d’un amour jusqu’à l’abandon à la mort sur une croix. C’est à travers tout cela que je découvre que la force véritable est celle qui a les apparences de ce qui est faiblesse pour notre monde : la miséricorde.
Oui, mon frère djiadiste, ton Dieu, mon Dieu, est grand parce qu’il fait miséricorde. Et c’est cette voie qu’il nous commande de suivre !