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Quand Dieu parle (4) Apprendre à écouter

[vendredi 29 novembre 2013 14:50]

par Eugène PY

« … Ils se disposaient à entrer en Bithynie ; mais l’esprit de Jésus ne le leur permit pas. »Actes 16.7

Et si c’était aussi simple ? Regardons la situation évoquée au ch. 16 des Actes des apôtres, v. 6 à 10. Sans rien dire à ces hommes pourtant clairement à l’écoute de ce que Dieu veut pour eux, le Seigneur se fait comprendre.

Le Saint-Esprit empêche les trois disciples Paul, Silas et Timothée d’annoncer la parole dans la province d’Asie, comme ils en avaient l’intention. A Troas, Paul a une vision très claire d’un Macédonien, un européen donc qui l’appelle. Et les trois disciples embarquent pour la Macédoine, prêts à obéir à ce qui leur semble être la feuille de route que le Seigneur leur dicte à ce moment-là. C’est ce que nous rapportent les versets retenus de ce chapitre des Actes.
Nulle part, il n’est question de « Dieu qui parle ! » Les empêchements d’aller là où ils pensaient aller ? On ne les connaît pas, mais à l’évidence pour les trois amis des portes se fermaient, décourageant leurs projets. Projets qui auraient dû pourtant plaire à l’esprit du Seigneur… puisqu’il s’agissait clairement d’aller annoncer la parole de Dieu en divers lieux où, sans doute, il y aurait eu de quoi faire !
Quant à la fameuse vision du Macédonien, où pouvait-on mieux l’imaginer que là, à Troas, un grand port d’où partent pour la Macédoine proche les bateaux qui pourront transporter nos trois voyageurs ! En circulant sur la jetée, Paul avait pu avoir une pensée pour les terres étrangères et leurs habitants « de l’autre côté de la mer ». Et la nuit venue… il voit en songe l’un d’eux.

Dans le quotidien
Ce sont souvent de tels événements du quotidien qui portent le message de Dieu. Des blocages inattendus qui nous font préférer une autre route, une image qui nous transporte vers d’autres horizons, et surtout une harmonie toute simple entre les trois amis, qui ne discutent pas la vision et se mettent aussitôt en route pour aller là où la vision reçue par l’un d’eux les envoie. On peut être déçu de ne pas bénéficier d’une « visitation » particulière du Christ lui-même (comme Paul sur le chemin de Damas) ou de tel ange (mot à mot : messager envoyé de Dieu). La vraie question est en fait celle de savoir si nous sommes capables d’entendre, de voir, de saisir les indications de l’esprit de Dieu.

En apprentissage
Or il faut souvent en passer par l’école, par l’apprentissage, et être mentalement, spirituellement, concrètement, prêt à cette démarche. D’autant que la vocation qui nous est adressée sera souvent étonnante, comme ici pour les trois amis, prêts à aller n’importe où en Asie mais qui n’avaient pas imaginé devoir prendre le chemin de la mer et aller jusqu’en Europe ! Cet apprentissage de l’écoute de Dieu, cette école où se former à entendre Dieu nous parler, prennent bien des formes. Le lieu central est la Bible, la lecture et la méditation de ces pages qui rapportent l’expérience vécue par des générations nombreuses de croyants de tous âges. L’autre lieu, c’est la communauté chrétienne. C’est là que l’on peut rencontrer des hommes et des femmes qui ont eux-mêmes déjà une petite expérience de « ce Dieu qui parle », et là qu’ils pourront nous aider à discerner si ce que nous croyons comprendre comme message de Dieu est bien pour nous. Une autre façon de nous faire découvrir la variété des manières qu’a Dieu de « parler ».

© Réveil - Lire la Bible - décemvre 2013