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Image (1) : le petit abri de bois

[jeudi 1 septembre 2011 01:00]

Image (1) Le petit abri en bois

par Christian DAVAINE, pasteur

La fidélité du Seigneur n’est pas épuisée. « Voici à quoi je réfléchis, voici pourquoi j’attends : c’est que la fidélité du Seigneur n’est pas épuisée, que sa compassion n’est pas terminée : elle se renouvelle chaque matin. Grande est ta constance ! J’ai dit : le Seigneur est ma part ; c’est pourquoi je l’attends » (Lamentations de Jérémie 3.21-23).

Meditation1109
Une fois encore devant le petit abri en bois je me tiens. Je réfléchis et j’attends.
Une fois encore entre la terre et l’eau, entre hier et demain, entre les pages qui se tournent, entre Dieu et moi, l’abri de planches me convoque et m’appelle au milieu de nulle part, au tournant des jours et des saisons. Il fait signe du temps qui passe. Il est reflet de mes blessures. Il est parvis de ma prière
Comme un cairn au bord du chemin, il semble vouloir me rappeler que la fidélité du Seigneur ne s’épuise pas et qu’elle se renouvelle chaque matin. Une fois encore devant le petit abri en bois je me tiens. Il demeure et je change.

Un été à nouveau est passé, et avec lui toute une année de vie avec ses lumières et ses ombres.
Un été qui peut-être m’a permis de poser devant Dieu mon agitation et mes inquiétudes, et de découvrir que la fidélité du Seigneur est d’une grande constance : sa compassion ne finit jamais !
Alors, aux premiers jours de septembre, entre l’été qui se traîne et l’automne qui s’annonce, j’ai dit : le Seigneur est ma part, c’est pourquoi je l’attends.
Je l’attends car même si l’agenda d’une nouvelle « rentrée » et le planning d’une nouvelle « saison » d’activités sont déjà prometteurs de rencontres et de témoignages, tout ceci n’a en fait aucun sens si le Seigneur ne m’y rejoint pas. Et cela je ne le sais pas d’avance. Je ne peux que l’attendre, l’espérer, l’appeler. Je ne peux qu’en nourrir ma prière.

Une fois encore devant le petit abri en bois je me tiens. Je fais silence et j’écoute.
J’écoute les bruits du monde, ses cris et ses fureurs, ses enthousiasmes et ses désespoirs, ses attentes indicibles et ses indignations tenaces. Mon silence les discerne. Ma prière les accueille.
Au cours de cette année qui redémarre, le Seigneur viendra-t-il m’y rejoindre ?
Et comment son inépuisable fidélité viendra-t-elle chaque matin se manifester pour donner sens à ma vie de famille, mon travail, mon emploi du temps, mes engagements sociaux et associatifs, ma vie d’Eglise, mes joies et mes peines, mes choix et mes errances ? En ce temps de rentrée où on prend toujours de « bonnes résolutions », une seule serait d’importance : redire chaque matin cette prière de Jérémie « Le Seigneur est ma part, c’est pourquoi je l’attends ». Alors sans doute, l’inattendu, l’inconnu et l’imprévu surgiront.

Une fois encore devant le petit abri en bois je me tiens. Je retiens mon souffle et mon cœur bat.
Je me lève et je vais moi aussi prendre le chemin de la rentrée. Je sais que Celui dont la fidélité n’est jamais épuisée, déjà m’a rejoint.

Réveil - Méditation et prière - septembre 2011