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Billet du mois

Un GPS pour l’Eglise ?

« Si, cherchant sa route, un peuple t’écoute, il vivra heureux » chantons-nous dans un de nos psaumes. Et la question n’est pas de savoir si nous cherchons notre route (nous la cherchons tous ; tous les humains, chrétiens ou non, la cherchent, personnellement et collectivement) mais comment nous la cherchons.
« Le tournesol n’a pas besoin d’une boussole ni d’arc-en-ciel pour se tourner vers le soleil », affirme une chanson pour les enfants. Aujourd’hui sait-on encore trouver son chemin, se diriger sans l’incontournable « GPS » ?

 

« Le tournesol n’a pas besoin d’une boussole ni d’arc-en-ciel pour se tourner vers le soleil », affirme une chanson pour les enfants. Aujourd’hui sait-on encore trouver son chemin, se diriger sans l’incontournable « GPS » ?

Je crains que nous ne soyons souvent esclave du GPS, que nous aimerions bien économiser le temps et les aléas de la recherche, avoir des réponses simples et directes à nos interrogations. Le taux record d’abstention aux régionales me paraît aller dans ce sens d’un abandon devant un choix s’il est fait de questions multiples et délicates, même si les sujets sont bien concrets.
Comme chrétiens, nous sommes souvent écrasés par la complexité des sujets et nous aimerions des choix facilités voire prémâchés. Que ce soit pour nos engagements sociaux, nos choix politiques, ou pour ce qui engage nos familles, nos enfants ou encore pour le devenir de nos Eglises, nous aimerions que Dieu nous donne des indicateurs clairs, définitifs et fiables.
Eh bien non ! Le Seigneur nous appelle à l’écoute de sa parole, son Esprit vient renouveler notre intelligence, mais l’effort de la réflexion et l’audace du choix ne nous seront pas épargnés.
Et si l’Eglise c’était aussi cela : le lieu où nous pouvons avancer ensemble dans l’écoute et la réflexion pour faire les bons choix.

Pierre GROSSEIN
Président du conseil régional

© Réveil - Avril  2010